Ortho'Mada 2008

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Merci à tous nos partenaires

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OrthoEditions
Mot à Mot
Clairefontaine


Jeudi 28 avril 2005

Moyens de transport: bus et taxis

On pensait que ce serait l'aventure de prendre un bus, quand les rues de la ville n'ont pas toutes de noms, ou alors les mêmes! Il n'en est rien, la preuve: c'est le moyen de transport que nous empruntons! Un bus est en fait un minibus. il est important que le bus soit bondé, à 4 sur 3 places, une planche en bois entre 2 sièges si nécessaire, pour qu'il puisse partir. Un homme à l'arrière (ou sur le côté, ça dépend du numéro, donc du modèle du bus!) crie à chaque arrêt sa direction, en continu, jusqu'à ce qu'il reparte. Ils roulent tous comme des fous, il faut savoir oublier son code de la route si on veut se sentir en sécurité! Pour l'instant, nous sommes arrivées à bon port lors de chaque voyage, avec quelques petits ratés sans conséquence! nous savons donc maintenant quels bus prendre pour aller à l'hôpital militaire et au quartier des 67 hectares où se trouvent le centre Aka.Ma et la clinique audiologique. (merci Nicole pour les explications!)
le taxi: il faut aussi l'expérimenter! au choix: 2 CV, 4L, R5, 404... toutes beiges. Nous l'avons pris pour revenir, chargées, du centre et lorsque nous n'avions pas encore nos repères bussistiques. Attention aux trous dans le plancher, aux sièges qui partent en arrière et au chauffeur qui revient sur le prix (durement négocié!) au dernier moment! On ne peut pas toujours ouvrir les portes de l'intérieur et on a un peu l'impression qu'on roule sur les jantes. Rassurez vous, ce n'est qu'une impression. Ceci dit, c'est un vrai plaisir de prendre le taxi! On découvre un peu mieux les rues, en passant par les coins moins embouteillés.
Un détail, et non des moindres: le moteur d'un taxi est allumé lorsqu'il roule, sauf... lorsqu'il descend une rue! et oui! le chauffeur coupe alors le moteur, jusqu'au moment où ça n'avance plus. Nous avons évidemment eu le loisir d'observer ce phénomène inhabituel puisque nous habitons en haut d'une petite rue pavée, à 2 pas d'une station de taxis!

morgane


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Jeudi 28 avril 2005

Nos chers collocataires

Peu après notre arrivée dans notre charmant appart, nous nous sommes rendu compte que nous n'étions pas les seules à occuper les lieux: pas très bruyants, mais gloutons et dégueus (ils font caca partout..), ils sont sans doute arrivés avant nous, mais nous avons choisi de faire la guerre à cette famille de cafards, bien décidées à les mettre à la porte de gré ou de force.
La première rencontre a été... foudroyante!
Fraîchement arrivées, nous étions gentiment en train de ranger nos affaires et de mettre de l'ordre dans notre nouvelle maison, quand nous avons entendu un cri à  glacer le sang (sisi, je vous jure!): Perrine, dans la cuisine, avec les assiettes dans les mains.
Celui ci a eu de la chance, il s'est sauvé avant qu'on ait pu faire quoique ce soit (bah oui, à l'époque, on avait encore peur des cafards..).
Puis leurs visites se sont de plus en plus fait sentir: attaque surprise dans le tiroir à sacs plastique, intrusion dans la douche, et tentive d'occupation de nos chaussures. C'en était trop. On a beau dire "les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi..."point trop n'en faut!  Nous avons donc décidé d'acheter l'Arme: désormais, une bombe RAID (dont la pub est affichée dans toute la ville, maintenant, on sait pourquoi...) trône sur le dessus du frigo, prête à prendre en cas d'urgence et de cri apeuré. Le nouveau mot d'ordre: Crève charogne!
Qui va gagner? La suite au prochain numéro...

Nous avons aussi failli avoir une souris sous notre toit. Une toute petite souris noire de rien du tout, qui tentait désespérement de se planquer quelque part..
La pauvre avait  dû s'égarer, mais compte tenu de la course poursuite qu'on lui a fait vivre avec Perrine, (tu la vois? oui, là, sous le sac de Dom! vite, elle se sauve! empeche la de rentrer dans la cuisine! zut, où elle est? attends, je lui bricole un tremplin pour qu'elle sorte par le trou dans le mur! ca y est, elle est sortie! bloque l'entrée avec le fer à repasser!...), elle ne risque plus de se planter de chemin! Enfin, on espère... surtout pour Dom et Morgane, qui ont sagement attendu dans le salon, le bas de la porte calfeutré par des sacs, (au cas où), que la bête soit expulsée des lieux!
 
Quant aux moustiques, rassurez vous, ils ne font pas beaucoup de ravages: prises anti-moustiques, pschitt anti-moustique, et moustiquaire, (et aussi anti-palu, bien sûr) rien n'est fait pour leur faciliter la tâche...et franchement, on ne s'en porte pas plus mal. 

Lisa


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Jeudi 28 avril 2005

Présentation sommaire de nos lieux de travail:


L'hôpital Befelatanana.
Expérience douloureuse. Service de pédiatrie. 4 étages. Chacun un couloir central, beaucoup de mères marchent pieds nus, les enfants pleurant dans les bras.
1er étage: les enfants malnutris, pris en charge par le CRENI, sous la tutelle de médecins sans frontières auparavant, maintenant autonome. Des projets de recherche de substitut de lait maternel sont en cours, organisés par le Dr Olivier, médecin français. Pourrait être remplacé par une bouillie de riz accompagnée de crevettes. Dr Olivier et Pr Raobijaona ont présenté leur projet à Lille en juin dernier. Ce projet pourrait être repris dans une campagne de de l'Etat malgache, dans la prévention de la malnutrition pour les enfants dont les mères ne peuvent pas allaiter.
dans ce service: des enfants avec des oedèmes, des enfants apathiques, beaucoup pleurent. Les mères sont toujours à leur chevet.
à cette étage: également une salle dite de "triage", qui redirige les enfants dans les différents étages en fonction des soins nécessaires.
Aux autres étages: enfants tuberculeux, ayant eux des méningites, des encéphalites, des convulsions...
Au dernier étage: enfants ayant des pathologies moins lourdes: gastro-entérites... les chambres sont plus chères car les toilettes sont à l'intérieur.

Chaque étage est surveillé par la "major". Un médecin chef à chaque étage, des internes, des étudiants, des infirmières, des étudiants infirmiers...
Les enfants sont à plusieurs par chambre. Au moins 5 ou 6 lits, en féraille qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. Les enfants sont emmitouflés dans des couvertures sales, sur des matelas pas vraiment plus propres. En apparence, aucune règle d'hygiène n'est respectée. beaucoup de mouches dans les chambres, où il fait déjà chaud.

le professeur ayant fini son cours, il nous a accueillies dans son bureau, pour discuter de notre projet, de l'orthophonie, de la pédiatrie et de ce que nous attendons chacun de cet échange de connaissances. Il m'a semblé très sécurisant, réaliste. Anciennement étudiant en médecine en France, il connait déjà notre domaine, il veut maintenant que nous le fassions découvrir plus amplement aux étudiants malgaches.

 

Le centre Akama, école pour sourds:
Loin de la description de Befelatane, Akama apparaît à côté comme une école pour riches. Elle est pourtant située dans un quartier beaucoup moins cossu: en effet, 67 Hectares présente des pistes et non des rues, exepté l'artère principale. Il n'y a pas d'immeubles, mais seulement des petites bicoques faites de bric et de broc, en bois et en tôle ondulée.
Akama est un centre qui reçoit de nombreuses subventions. L'école est "un peu" payante.
Elle est dirigée par la charmante "madame Chignon". Ce n'est pas son vrai nom, mais en fait, on est incapables de le retenir, mais ca va venir... 

 Les enfants, tous en blouse bleue, ont entre  4 et 17 ans, les niveaux s'échelonnent de la maternelle jusquà la formation professionnelle. Ils sont environs 12 par classe, et mis à part le fait que presque aucun n'est appareillée, ils bénéficient d'une éducation très proche de celle qui est appliquée dans les centres en France actuellement.
Mais nous pensons sans présomption pouvoir leur apporter quelques idées "orthophoniques", histoire d'éloigner un peu l'apprentissage du langage oral de cet aspect très scolaire qu'il revêt ici...

L'hôpital Militaire:
L'hôpital militaire est situé assez loin du centre de Tana. En y ajoutant les embouteillages, nous mettons à peu près une heure pour y aller le matin. C'est l'ancien hôpital colonial, il est immense et en bien meilleur état que celui de Befelatan. Mais ici aussi tout est payant. Dans le service ORL du Pr Rakoto, il y a une salle d'orthophonie assez  grande, plutôt bien aménagée avec une bibliothèque de jeux et une bibloithèque de matériel purement ortho. Deux orthophonistes, Mme Hanitra et Mme Rose, se partagent la salle matin/aprés midi toute la semaine. Les patients sont adressés par les médecins. Notre rôle sera de donner des conseils, des idées neuves et parfois un regard extérieur sur les réeducations de ces orthophonistes qui ont étaient formées par ODM. Nous souhaitons mettre en place une fois par semaine un moment avec elles deux où elles pourraient nous poser toutes les questions qui les taraudent.

La clinique audiologique:
Située juste à côté du centre Aka.Ma, dans la même enceinte, ce petit centre (10 personnes y travaillent) possède une consultation ORL et un lieu de test audiométrique. C'est en fait le seul centre d'appareillage auditif de l'île, nous ont-ils dit. Nous avons observé le médecin OrL dans son travail, nous avons également longuement discuté avec les deux audiométristes-audioprothésistes. Mais nous nous sommes rendu compte également qu'il n'y avait pas grand chose à faire pour nous ici, étant donné qu'il n'y a pas de suivi post appareillage. Nous avons donc décidé de changer nos plans d'action et de nous réorienter vers une ONG où notre présence serait beaucoup plus utile. Nous sommes néanmoins ravies d'avoir rencontré ces praticiens chevronnés avec qui nous avons évoqué en toute simplicité les situations française et malgache de l'audition.

Morgane, Lisa, Domitille et Perrine


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Jeudi 28 avril 2005

Antananarivo: la pollution.

Oui, nous ferons certainement plusieurs articles sur la beauté de ce pays ainsi que toutes les merveilles que nous allons découvrir. Ceci dit, quelques mots sur le fléau que connait cette capitale aux différentes facettes s'imposent: la pollution!
Marcher dans les rues relève d'un défi de chaque instant. Plus d'une fois, nous nous sommes retrouvées dans un nuage noir, crasseux, infame et étouffant!!! Quelle angoisse de voir au loin débouler un gros 4x4 ou un vieux bus rouillé!
Le pire: le tunnel ralaimongo, qui relie la rue du même nom à la place du 19 mai 1929, au quel nous avons donné le surnom de "tunnel infernal"! Nous y sommes passées 2 fois en tout et pour tout! Aller et retour, pour notre premier tour en ville! Depuis, nous le contournons par les hauteurs, c'est beaucoup plus raisonnable, nous vivrons plus longtemps, c'est certain. Ce tunnel paraît interminable. En général bondé de voitures toutes aussi pollueuses les unes que les autres, et bien sûr embouteillées!
Ceci dit, nous étions prévenues. Nous avons signé, et s'il le fallait, nous resignerions!!!

morgane


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Jeudi 28 avril 2005

Nous aimerions beaucoup en mettre, mais le débit est franchement lent, et les photos sont des fichiers trop gros pour passer...

Nous ferons une nouvelle tentative prochainement, c'est promis!


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