L'appart
Juste pour vous faire une idée de notre installation, et de la gentillesse de Nicole et André.
Ils ont réussi à nous trouver un appart en ville, dans un chouette quartier, derrière un de nos lieux d'action.
Imaginez deux minutes 4 nénettes usées par un long voyage, déboussolées par tout ce qu'elles voient et découvrent à travers les vitres de la voiture et qui se demandent à quelle sauce elles vont être bouffées (et par combien de cafards, cf partie cafards!!)... Les voilà qui s'arrêtent devant un immeuble de trois étages, avec petites terrasses. Elles entrent, précédées par leurs protecteurs et ouvrent la porte sur la fameuse terrasse, une autre porte donne sur le reste de notre habitation: un couloir carrelé qui dessert les deux grandes chambres, le grand séjour, la moyenne salle de bain, la moyenne cuisine et les petites toilettes. On croit rêver, tout est meublé, Nicole et sa mère nous ont meme cousu des rideaux, pour notre confort! On a une gazinière, on a meme un balcon avec lavabo extérieur pour la lessive!!
Trois milliards de merci à eux deux pour tout ce travail qui nous permet de nous installer en deux minutes et de nous sentir vite chez nous, un petit chez-soi rapidement important pour se retrouver et discuter de ce qu'on a vécu (de parfois très dur) dans la journée.
Voilà notre nouvelle maison, les présentations sont faites!!!
Perrine
la découverte de la ville
Reposées, lavées et un peu plus fraiches, nous sommes enfin sorties de notre bel appart (ceci dit, infesté de cafards, cf plus haut). Mission: trouver un téléphone pour donner quelques nouvelles à nos tout récents accueillants.
Après un rapide coup d'oeil sur le plan de Tana, plus imprécis que jamais et ne connaissant pas encore notre quartier, un peu déboussolées, nous sommes parties à l'aventure, au feeling! Arrivées devant le stade Mamasina, nous avons continué vers le nord... montant peu à peu les petites rues. Découverte des petits marchés, des vendeurs de rues, des dalles de trottoirs manquantes. Appréhension avant de franchir le tunnel infernal (cf plus haut!). Et enfin: l'avenue de l'Indépendance (nous ne l'avons su qu'après!!!) avec la poste (ouf! nous pouvons appeler! avons aussi essayé internet, mais n'avons pas eu un franc succès auprès des ordi! quand ça ne plantait pas, ç'avait du mal à passer) et les petits pavillons, qui regorgent de stands, les uns à la suite des autres, classés par type: on trouve le coin des chaussures, le coin des vêtements, le coin des fruits, celui des légumes, de la viande, du poisson, c'est à dire le quartier d'analakele.
Plus loin, la grande avenue continue: les grands hôtels de la ville, air madagascar, des salon de thé et de multiples magasins, sans oublier les petits revendeurs, qui vendent de tout et de rien!
morgane
Notre arrivée.
Il est 9h du mat heure locale, et 4 françaises (ou vasaha, donc blancs) débarquent sur le sol malgache à l'aéroport international de la capitale: on est loin de charles de Gaulle, on a mis 10 min pour se retrouver dehors, douane et bagages compris!!!
Là nous attendait Anne V., orthophoniste et référente auprès de notre école. Nous sommes assaillies de personnes qui veulent porter nos bagages contre quelque argent, heureusement, Anne sait mieux y faire que nous, et nous chargeons nos 7 valises dans son 4x4 quand arrivent, dans leur 4x4 break rouge, Nicole et Nicolas (son fils, étudiant en France et en visite à Mada).
Nicole se dépatouille depuis belle lurette pour nous, elle nous a trouvé notre appart et se trouve en possession des clés... Nous déchargeons la voiture d'Anne et chargeons celle de Nicole, encore désolée Anne pour ce branle bas de combat inutile!
Nous voilà toutes les quatre entre les meilleures mains qui soient pour nous accueillir et nous faire découvrir cette nouvelle terre! Elle nous embarque à travers route puis piste (aïe ouïlle) dans sa maison, à la campagne. On se pose et on souffle: wahou, c'est trop beau, trop bien, mais on est trop fatiguée pour vraiment admirer quoi que ce soit. On note quand même le payasage, on est sur les Hauts Plateaux, c'est collineux, vert et rouge (deux des trois couleurs du drapeau malgache), rouge pour la terre, magnifique.
Après un premier repas métissé (Nicole est mariée à André, français et prof), nous faisons un plein de courses (le sopalin à 40 balles, on va éviter) et nous arrivons dans ce qui sera notre futur quartier, derrière l'hopital Befelatanana.
Perrine
Le marché
Nos premières prestations au marché furent assez mémorables... Il faut savoir qu'en ce moment deux monnaies circulent: les francs malgaches qui disparaissent théoriquement à la fin du mois et les Ariary, la nouvelle monnaie. Cependant tous fonctionnent encore en Francs malagache et tentent de refourger leur billets en francs, obsolètes à la fin du mois. Nos négociations ont donc provoqué de grandes crises de fou rire chez les marchands malgaches car nous avions un peu de mal à nous y retrouver... Je pense que nous avons dû faire quelques heureux car nous avions du mal à faire les conversions et avons dû nous faire anarquer plus d'une fois!!! Effectivement en tant que wasaha nous nous faisons forcément surtaxées...
L'ambiance de ces marchés est assez particulière. L'odeur y est bien forte... Voires les odeurs... De nombreuses paires d'yeux convergent vers nous et beaucoup essayent de nous attirer vers leurs étas. De nombreux enfants traînent et jouent dans des paniers, des cartons. D'autres dorment carrément sous les étals, des mains et des pieds dépassent parfois...
Dans cette ambiance, nous pouvons trouver fruits, légumes, viandes et saucisses qui pendent entourées de mouches, riz et autres denrées...
Domitille